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[PRESSE] " À Airvault, la méthanisation en passe de se concrétiser "

D'ici à la fin de l'année, la centrale produira du biogaz injecté dans le circuit pour alimenter en énergie la commune d'Airvault. 

Certains auront peut-être remarqué ce chantier à la sortie d'Airvault en direction de Borcq-sur-Airvault : deux grosses cuves de béton, des digesteurs, au milieu des champs, qui annoncent la construction d'une unité de méthanisation. Le projet, porté par Jérémy Guespin, 26 ans, est en gestation depuis trois ans et demi. Il est en passe de se concrétiser maintenant que le chantier est bien avancé. " On espère lancer la mise en chauffe en août ou septembre prochain ", prévoit le jeune homme. Après deux mois de processus de fermentation et de digestion des intrants, le biogaz ainsi formé pourra être injecté dans le réseau domestique de gaz pour chauffer les entreprises et les habitants d'Airvault. La centrale doit produire 125 Nm3/h (normo mètres cubes par heure) : de quoi pourvoir au tiers des besoins communaux.

”C’était un peu fou.”

Agriculteur associé à ses parents à la base, Jérémy Guespin n'avait pas vocation à se lancer dans un tel projet, jusqu'à une rencontre. " On m'a dit que c'était maintenant ou jamais de prendre le train de la méthanisation. Alors je me suis lancé. C'était un peu fou ", explique-t-il. Il lui a fallu se renseigner, puis convaincre les banques de s'engager dans un projet à près de 6 millions d'euros, dont 13,4 % de subventions de l'Ademe (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie) et du Feder (Fonds européen de développement régional). "J'ai aussi voulu tout faire proprement, et je suis allé voir M. Fouillet, maire d'Airvault et président de la communauté de communes, pour exposer le projet. "La collectivité l'a soutenu, participant à hauteur de 50.000 €.
Cette unité de méthanisation répond à trois problématiques importantes pour Jérémy Guespin. Il y a bien évidemment la dimension écologique et de transition énergétique. "Mais c'est aussi une façon de diversifier la production agricole, dans le bon sens, et donner une image plus positive de l'agriculture. "En effet, les intrants, qui constituent la matière première de laquelle le méthane est extrait, sont composés du fumier des taurillons élevés dans la ferme parentale, de résidus de céréales récupérés dans une coopérative ou de la culture de céréales à vocation énergétique. "Entre une culture d'hiver et une culture de printemps, on propose à neuf agriculteurs du coin de planter du seigle qui permet d'éviter l'érosion du sol, puis qu'on leur achète et qu'on met dans le digesteur en guise d'intrant. "Un circuit court pour alimenter en bioénergie une commune de près de 3.300 habitants.

Source : La Nouvelle République (publié le 30/01/21)

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